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- Deux nouvelles recommandations du CVAO
Après avoir travaillé sur des domaines aussi divers que l’hypertension, la gynécologie, la délivrance d’ibuproféne ou les traitements associés aux thérapeutiques du cancer, le CVAO propose à l’ensemble des équipes officinales des RPO® sur la diarrhée de l’enfant de moins de cinq ans et sur la délivrance d’une préparation pour bain de bouche en ALD. Ces deux nouvelles RPO® sont distribuées aux pharmaciens par les délégués de ratiopharm.
La diarrhée de l’enfant de moins de cinq ans
La diarrhée de l’enfant de moins de cinq ans est un sujet de santé publique. Le CVAO a choisi de travailler sur la requête d’une mère de famille demandant conseil directement au pharmacien. Les enjeux sanitaires qui ont été identifiés sont : avant tout, faire le tri entre les cas qui doivent être orientés vers une consultation médicale et ceux qui peuvent en être dispensés - le comportement parental et les circonstances de la requête étant les facteurs déterminants de ce tri ; deuxièmement, s’assurer de l’utilisation effective et correcte d’une solution de réhydratation orale.
Force est de constater qu’en dehors de l’âge de l’enfant les éléments cliniques sont peu contributifs pour orienter le conseil. L’existence d’une fièvre et/ou de vomissement, le nombre et les caractéristiques des selles, ou tout autre élément clinique, sont apparus peu significatifs pour la décision officinale surtout en l’absence de possibilité d’observation directe, ce qui est le cas général. Ce qui compte est plutôt la capacité des parents à observer et à interpréter ces signes par eux-mêmes, et en particulier à juger le degré de déshydratation d’après un document imprimé d’information.
Les conclusions du CVAO sont : d’abord de rappeler que le conseil de première intention est la prise par l’enfant d’une Solution de Réhydratation Orale, expliquée en détail en s’assurant de sa bonne compréhension ; ensuite de préconiser souvent la consultation médicale, d’autant plus systématiquement que l’enfant est petit, et dans un délai d’autant plus bref que l’histoire de la maladie peut faire supposer une perte hydrique importante.
Préparation pour bain de bouche
La délivrance d’une préparation pour bain de bouche en ALD dans le cadre d’un traitement de support d’un cancer est un « grand classique » des préparations officinales. Le CVAO a souhaité revisiter les fondamentaux de ce type de requête.
En particulier, le groupe de travail a cherché à établir la durée de stabilité d’une telle préparation (à température ambiante et au réfrigérateur), et à en valider l’intérêt thérapeutique.
À la lumière de la bibliographie, il est apparu que la pratique des bains de bouche en prévention des mucites liées aux médicaments anticancéreux est très peu documentée ; aucune méthode de préparation n’est vraiment validée et l’efficacité n’est pas prouvée.
Le CVAO encourage le pharmacien à analyser pour chaque patient l’utilité (avantages/inconvénients) de ces bains de bouche et, le cas échéant, à faire part au médecin d’une opinion pharmaceutique afin d’adapter la dispensation en termes de composition et/ou de mode d’emploi.
Cette recommandation insiste sur la mission de soin officinal qui consiste à confronter chaque prescription avec les capacités du patient et avec la réalité du contexte sanitaire, social et psychologique, pour être en mesure de proposer au prescripteur des alternatives dans un esprit d’entraide, de coopération et de respect des compétences de chacun.
Le groupe de travail a voulu souligner aussi un autre rôle du pharmacien soignant qui est de mettre en œuvre un suivi officinal. Ce suivi permet ici de vérifier la capacité à s’alimenter et à pratiquer les mesures d’hygiène buccale, de manière à pouvoir proposer, si nécessaire, des solutions complémentaires.



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