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Garante de la sécurité dans la distribution des produits de santé et la délivrance des ordonnances médicales, la pharmacie est aussi un lieu d’orientation, de conseil et d’accompagnement, c'est-à-dire un prestataire de soins...
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Actualité
Revue de presse
  • 25/11/2009: Les pharmaciens prêts à vendre moins et conseiller plus
    Le Figaro

    Dans les officines, les professionnels de santé pourraient élargir leur terrain d'action. La profession propose d'assurer de nouveaux services comme le suivi des maladies chroniques.


    Faire d'une pierre deux coups : apporter une réponse partielle aux déserts médicaux et contrer les vues de la grande distribution sur les médicaments. C'est l'ambition des pharmaciens, dont les organisations remettent ce jeudi à la ministre de la Santé le rapport Rioli : un ensemble de propositions pour concrétiser les nouvelles missions dévolues à la profession dans la loi Bachelot. Cette loi permet au pharmacien d'officine de sortir de son rôle traditionnel de «vendeur de médicaments» pour, plus largement, «contribuer aux soins de premiers recours». Le rapport propose ainsi que les complémentaires remboursent les médicaments à «prescription médicale facultative», utilisés pour traiter des cas bénins . Une formule testée depuis l'été par l'assureur Allianz. Actuellement, ces médicaments sont remboursés s'ils figurent sur l'ordonnance d'un médecin, ce qui pousser des patients à consulter sans réelle nécessité. Paradoxalement, Sécu et complémentaires pourraient donc réaliser des économies de cette façon.


    «Équilibrage» des revenus


    Autre idée : confier aux pharmaciens des responsabilités nouvelles. Par exemple, le suivi entre deux consultations de maladies chroniques comme le diabète ou l'hypertension (mesure de la glycémie et de la tension, adaptation de la posologie…), l'aide au sevrage tabagique, la pratique de tests bactériologiques pour vérifier l'utilité ou non d'antibiotiques en cas de suspicion d'angine, ou l'aide au retour à domicile de patients quittant l'hôpital.


    Aller dans cette direction supposerait une véritable innovation dans la rémunération des pharmaciens, jusqu'ici uniquement constituée d'une marge sur chaque boîte de médicaments (fixée par l'État pour les produits remboursés et librement pour les autres). Il faudrait y ajouter des honoraires versés par l'Assurance-maladie et/ou les complémentaires, pour ces «conseils» ou «actes pharmaceutiques». Mais le rapport admet qu'un «équilibrage» des revenus puisse avoir lieu, autrement dit que, parallèlement, la marge sur les médicaments baisse. «Ce système aurait l'avantage de ne pas «pousser à la vente, commente Gilles Bonnefond, président délégué du syndicat de pharmaciens Uspo, au moment où Leclerc revient à la charge pour vendre des médicaments dans ses supermarchés, avec un seul objectif : faire augmenter le marché de l'automédication.»


    Autre intérêt : si les médecins risquent de ne pas apprécier que les pharmaciens marchent sur leurs plates-bandes, confier à ces derniers ces nouvelles missions pourrait soulager les populations dans les zones, de plus en plus nombreuses, où les médecins manquent. Les officines sont mieux réparties que les cabinets médicaux sur le territoire car les pharmaciens ne disposent pas de la liberté d'installation. Ils sont soumis à une «loi de répartition démogéographique» qui autorise une officine par tranche de 2 500 ou 3 000 habitants.


    Olivier Auguste