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Garante de la sécurité dans la distribution des produits de santé et la délivrance des ordonnances médicales, la pharmacie est aussi un lieu d’orientation, de conseil et d’accompagnement, c'est-à-dire un prestataire de soins...
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Actualité
Revue de presse
  • 23/11/2009: Nouvelle feuille de route pour le parcours de soins
    Le Quotidien du Pharmacien

    Michel Rioli remettra mercredi à la ministre de la Santé un rapport sur « le pharmacien d’officine dans le parcours de soins ». Le document, rédigé par ce conseiller en économie stratégie et développement des entreprises, se présente comme une base de travail pour les négociations à venir. À la veille de sa remise officielle, « le Quotidien » révèle les principales propositions émises.


    Sous la houlette de Michel Rioli, l’ensemble des représentants de la profession a réfléchi à la construction d’un projet professionnel et économique. Fruit de ce travail, 28 propositions qui seront remises mercredi à Roselyne Bachelot.


    • Une rémunération mixte


    Le rapport préconise notamment l’évolution du mode de rémunération vers un système mixte. Celui-ci devra distinguer la marge sur le médicament, de l’honoraire sur les actes pharmaceutiques et de l’indemnisation de prestations de services. « Cette évolution s’impose logiquement afin d’apporter une cohérence entre l’évolution de l’exercice professionnel et l’économie attachée à l’officine », souligne Michel Rioli. Pour « amorcer la pompe », les représentants de la profession proposent que le montant de la marge perdue depuis un an par le réseau (estimé à 150 millions d’euros en 2008) soit réinjecté pour commencer à financer la rémunération à l’acte du suivi des patients chroniques.


    • Des rendez-vous santé


    Dans le domaine de la prévention et du dépistage, le rapport Rioli préconise la création d’un rendez-vous santé à l’officine. Proposé régulièrement à chaque Français, son objectif est de favoriser la mise en oeuvre de mesures individuelles spécifiques à chacun. Il permettrait également d’éviter des retards de diagnostic par défaut de dépistage des pathologies lourdes. « Ce parcours de prévention devra être solvabilisé par les régimes obligatoires et complémentaires pour une plus large accessibilité sociale », précise le rapport.


    • Des entretiens pharmaceutiques


    Pour la gestion du premier risque, le rapporteur plaide la mise en place d’un « entretien pharmaceutique ». Au cours de cet entretien, le pharmacien apportera le conseil ou le soin adéquat au patient. Il s’agit non seulement d’éviter les consultations médicales inutiles, mais aussi d’éviter la pratique de l’automédication sans le conseil avisé d’un professionnel, et, ainsi, lutter contre le mésusage des médicaments. Ces entretiens pourraient concerner le sevrage tabagique, le conseil et la délivrance de médicaments de prescriptions médicales facultatives, le contrôle de la tension, de la glycémie, ou encore l’adaptation du traitement des patients sous AVK. Là encore, des prises en charges par l’assurance-maladie ou les mutuelles sont envisagées.


    • Un local multimédia


    Pour répondre à la désertification médicale, une idée originale est avancée : l’aménagement d’un local multimédia dans les pharmacies. Une sorte de « poste avancé de garde ». Grâce aux nouvelles technologies de l’informatique et de la communication, il serait ainsi possible de mettre en relation dans une officine un malade et un médecin à distance.


    • Des sociétés holdings


    Dans ce rapport, la profession demande la possibilité de créer des SPF-PL (sociétés de participations financières de profession libérale). Pour elle, la création de ces sociétés holdings doit s’accompagner de l’option du choix de l’intégration fiscale. En résumé, pour avoir droit à des déductions fiscales, une société « mère » devra posséder 95 % au minimum des actions de la société « fille » et être active, c’est-à-dire produire du chiffre d’affaires. Comment ? En facturant quelque chose à sa société « fille ». Le rapport lève un autre frein à l’intégration fiscale en préconisant que la condition de détention minimum de 5 % du capital par titulaire puisse être opérée de manière directe ou indirecte.


    « J’espère que ce rapport permettra aux organisations professionnelles de défendre un projet cohérent et solide voulu par l’ensemble des représentants de la profession pour répondre aux attentes et aux inquiétudes des pharmaciens », conclut Michel Rioli.